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fin y retracoit fon amour. Quand la petite reine fut revenue a elle, le prince Brillant fe trouva le premier objet dont fes yeux furent frappés; mais elle ne vit dans les fiens qu'une indifférence 8c un froid qui la mirent au défefpoir. Elle remercia Belline & Fidéle de leurs foins , & les pria de la laiifer feule, fous prétexte de prendre quelque repos; mais en effet pour s'abandonner a la douleur. Ses beaux yeux répandirent des torrens de larmes. Son imagination lui rappela vainement les difcours de Belline quand elle avoit appercu le prince, elle ne pur 1'artribuer qu a un cruel raps port de noms. Ses regards tombèrent fur les chiffres dont la cabane étoit remplie : fe peutil, s'écria-r-elle, que tant de marqués d'amouc du prince foient pour une autre ! Mais aufli pouvoit-elle les accorder, s'ils étoient pour elle, avec 1'inci'fetence que Brillant lui avoit témoignée. Il faut s'en éclaircir, dit-elle en fe levant avec précipitation, une plus longue incertitude ne fe peut foutenir: fi le prince m'aimoit, il ne pourroit affecber de me méconnoitre; de plus quelle raifon auroit-il? Voyons tout, examinons avec foin & fur-tout ne nous nommons point; cachons a ces vieillards refpecfables ma honte 8c mon humiliation : elle fortit en effer. Le prince s'étant déja éloigné pour rêver a fon aife, elle eut la liberté de faire a Belline & a. Fidéle toutes les quefftons qui pouvoient intéteffet fon amour: elle

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