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4ü Bell t nette

appritque le prince qui leur avoit fouvent conté' fon hiftoire, n'avoir que Bellinette pour objet, <pae tous les arbres étoient ornés de fes chiffres, Sc que fa cabane qu'il lui avoit cédée en étoit retnplie : elle fut encore qu'il avoit mille fois elfayé de faire fon porttait; mais que fon imagination toujours plus vive n'avoit jamais été fatisfaire, Sc qu'il avoit toujours déchiré fon ou-* vrage.

Ces bons vïeillards lui montrèrent auffi leurs portraits qu'il avoit faits pour fe diffiper, Sc dont elle fut obligée d'admirer la relTemblance. Ces éclairciffemens ne pouvoient qu'augmenter fort trouble & fon embarras, quand le prince fe joignit a eux pour prendre le repas frugal que la nature leur préfentoit, Bellinette * fans fe nommer, dit plufïeurs chofes qui étonnèrent Brillant; Sc qpoiqu'il fut bien éloigné de lareconnoïtre,ilfut frappé des traitsde fon efprit, qui avoit toujours eu le droit de le charmer, Sc dont il étoit encore fanscelfe occupé. Cette efpèce de reconnoilfance le rendit plus aimable qu'il ne l'avoit paru jufques-la. aux deux vieillards. Ainfi leur foupé fut prolongé. Bellinette un peu plus contente, fans cependant être fatisfaite, ne fut occupée pendant tout le cours de la nuit que des moyens qu'elle pourroit mettre en ufage pour fe faire recönnoitre i elle fe voyoit aimée Sc en même tems méprifée, Cette fituation ne fe pouvoit foutenir t il falloit

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