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cetre ile i'nconnue, oü Titi, content de régnef dans le cceur de fa chète Bibi , avoic en elle fa fujette & fa reine.

Avant que de quitfer la petite maifon, le roi monta clans une chambre oü elle s'ctoir retirc'e pour n'être point vue , & pouvoir a fon «fe fe livrer a fa douleur. II la trouva les yeux baignés de larmes. En quel état vous vois je , lui dit-il ? Pourquoi augmenter la peine que j'ai a m eloigner de vous ? Puis-je vous quitter & vous favok dans la douleur par mon ablence ? Croyez-vous, ma chère Bibi, que vous aimam comme je vous aime , qu'accoutumé comme je Ie fuis a palFer tous les mcmens du jour auprès de vous, je 'ne fouffie pas infinimenta m'en éloigner ? Hélas l un feul de vos regards me rendoit ces momens délicieux, & je ne vais plus vous vo.ir ; je vous chercherai par-tout fans vous trouver, & fachant que fe ne vous trouverai pas. Mais que faire ? Voulez vous que je vous aime d'une manière indigne de vous & de moi ? Vous m'avez infpiré de la force & du courage 5 vous m'avez rappelé a la vertu , lorfqu'il ne s'agiiïbif , pour combler tous les vceux de ma tendrelfe , que de facrifier fecrétement vos fcrupules a 1'amour. Vous avez fair que eet amour fi ardent-, fi vif, a cédé au devoir. Quelque contraire qu'elle füc a ma paffion, j'ai admiré en vous une vertu qui ranimoit

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