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BÜ PRINCE TlTl.' J

la mienne. Voulez vous maintenant que j'y fois infidèle lorfque le devoir m'appelle a. faire le bonheur d'un grand peuple ; ou voulez-vous que je me préfente fur le tróne avili aux yeux de mes fujets , par un amour qui m'occuperoit plus que les devoirs de la royauté ? Non , cher prince j j'ai tort; dit Bibi, en efluyanc des larmes qui coüloient fur fes belles joues faris pouvoir les arrêter : non, lui dit elle en foupirant, foyez dignë dë vous; pardonnez-moides larmes que je condamné, lors même qu'elles me foulagenr; dies coulent de mes yeux, mais elles n'ébranlent pas' ma raifon. Vous devez partir, partez. Je ïie vdus quitte , reprit Titi, que pour aller vous préparter le tröne ou vous devez monter. Laiflèz-moi obferver rout ce que je dois faire pour vous y placet avec honrieur. Voudriez-vous qu'on pür dire que vous devez la place que vous y occuperez a la foibleffe d'un cceur que les charmes de votre beauté auroient aiïervi, que vous ne le devez qua un amour qui rend totijours un prince méprifable, quand on peut le foupconner d etre 1'efclave de ce qu'il aime. Non, non, ma chère Bibi A vous régnez pour jamais dans ölon ame , mais Vous favez que le devoir y doit auffi régner roujours. L'amour & le devoir y orit été d'aecord jufqu'd préfent, quils y confervent toujours une égale puilTanee. Rendons-nous refpedables mx

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