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bu Prince T i t r. 5 ttouble qui naifïbit dans fon ame. Pourquoi m* défendez-vous, dit-elle , d'aller vous voir dans votre cour j puifque j'ai bien été vous voir a 1'armée ? Ne vous fachez point, ma chère Bibi, a. eer égard, non plus qu'a 1'égard de tout Ie refte , répondit le prince ; lorfque j'étois a 1'armée , je n'étois pas loin de vous , vous pouviez aifément y venir en une demi-heure , & fouvent même en moins de tems. Mais je ferai maintenant éloigné de plus de 70 lieues. Vous auriezbeau prendre la forme d'une aigle , il faudroit plus de trois heures, ou environ , pour faire le rrajet, & vous arriveriez peut-être lorfqa'il me feroit imppffible de vous voir, ou du moins lorfque je ne pourrois décemment quirter pour aller vous entretenir. Jugez combien ce trajet me donneroit d'inquiétude, & combien 4a penfée que vous feriez prés de moi mecauferoir de diftradtion. Non, ma chère reine , prenons courage , faifons bien ce que nous devons. Je compte fur votre cceur , comptez fur le mien ; mais épargnez-moi les inquiérudes & les diftraófcions. Privez-moi du plaifir même que je goüterois en vous voyant , quoique ce foit le plus doux de ma vie. La peine de vous aller trouver n'eft rien, répondit Bibi, je prendrai fi bien mes mefures , qu'il n'y aura point de rifque. Mais d'ailleurs, ne pourriez-vous me donnet un petit cabinet oü je refterois toujouts ?

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