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$ H I S T O I R E

J'y arrivera fans qu'on me voye; j'y ferai fans qu'on le fache , & vous pourrez me voir quand vous ferez libre de monde & d!affaires.Non, ma chère Bibi, répondit le prince, cela fe découvriroit. Et de nius, le plaifir de vous voir, 1'idée que vous feriez feule enfermée, la douceur que je trouverois a être auprès de vous, la peine que j'aurois a m'en arracher , tout cela me détourneroit de mes' affaires , & vous devez juger que j'en aurai beaucoup dans une cour , oü 1'état du gouvernement & le catadère des perfonnes me font prefque auffi inconnus que fi je n'y avois, jamais été. Maisquoi ! reprit Bibi, fera-t-il poffible que vous n'ayez pas quelques momens a vous r Non , dit le roi, car enfin je dois vouloit le bonheurde eet état, & fi je le veux , je ne dois, perdre aucun moment, puifqu'en différant, c'eft prolonger le mal ou en caufer un nouveau. Laiffez-moi mettre toutes chofes dans 1'ordre que je crois le plus propre a rendre heureux vos fujets 8c les miens. Satisfaifons aux devoirs de la vertu, &, nous aurons alors du tems de rede • contens & libres , nous en goürerons avec plus de joie les douceurs de 1'amour. Je vous emmenerois dès-a-prèfent avec moi , & ne monterois fur le tröne qu'en vous donnant la main pour ypus y placer ; mals un roi ne doic tien faire qui puifle ure interprétédéfayantageufement. Le ref-

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