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'd xj Prince Titi! if

ceux qui avoienf été dévoués au miniftère pré-? cédent.

Titi ne fouffnt toutes ces démonftrations de jcie, que paree qu'il ne convenoit pas de 1'interdire a un peuple qui s'y livroit de fi bon cceurr II les condamnoit loin d'y prendre part. On ne remarqua en lui qu'un air de férénité toujours égal, & qu'une afFabilité extréme pour tous ceux qui approchèrent de fa majefté, dont 1'accès fut libre a tout le monde. Un jour qu'étant prés d'une fenêtre, il jetoit les yeux fur la ville, 1'am* baffadeur de Forteferre s'approchant , lui demanda s'il n'étoit pas charmé de la joie que fort rerour caufoit aux peuples. «Je fuis bien-aife , s> dit-il, qu'on me revoye avec plaifir •, mais je n vous avouerai que cette joie me blefFe plus j> qu'elle ne me plait; car fi elle vient de fe voir 55 délivré du gouvernemenr précédenr, ce n'eft j5 pour moi qu'une idéé mortifiante , puifque j» c'étoit celui du roi mon père. Et fi cette joie «5 vient de I'efpérance d'un gouvernement plus ?s heureux , vous m'avouerez, monfieur 1'ara>i balFadeur, qu'il y a plus de folie que de raifon ss dans 1'excès auquel ces peuples fe livrenr, puifS5 qu'ils ne favent pas encore comment je gous> vernerai. Tout ce que je dois faire , c'eft d'ap55 porter tantde foins a les rendre heureux, que « leur bonheur réponde a la joie qu'ils font pa-

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