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ï4 H I S T O I R. E

» roltre, & qu'ils me regrettent lors même que » je leur lailTerois un fucceffeur propre a remplir » mes meilleures intentions. Mais , monfieur 55 1'ambaffadeur, pourfuivit le roi, il y a lom< 53 tems qu'on a remarqué que le peuple n'eft ja» mais content de ce qu'il a, & qu'il n'aime que »3 la nouveauté. ,>

C'eft par des raifons a-peu-près femblables , que divers corps ou compagnies ayant fait demander au maitre des cérémonies, unjour, pour venir complimenter le roi, ce prince leur fir dire qu'il les verroit tous avec plaifir , mais qu'il ne vouloit point de harangue : Je nat point, difoiril, de tems a perdre, & je crains Vennul. D'ailleurs, comment irai-je écouter des louanges que je ne mérite pas fans doute ; que eeux mêmes qui me les donneront ne croiront pas que je mérite ? Ce font les aclions qui font les véritahks louanges , & non pas les phrafes agencées des orateurs.

La reine Tripalle , dans 1'ineertitude des événemens, voyant tant d'oppofttion a faire recevoir le frère eadet de Titi pour fucceffeur de Ginguet, s'étoit retirée dans une province maritime & voifine des états d'un prince fur 1'amitié duquel elle comptoit beaucoup. Cette province étoit couvene de marais, & coupée de diverfes rivières qui en faifoient un lieu de reiraite difficile a forcer, & de plus, le premier

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