Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

du Prince Titi,1 ij miniftre y étoir tout-puiiïant par les grandes terres qu'il ypolTédoit, & par 1'affeótion du peuple qu'il y avoit toujours fingulièremenr prorégé. Ce mi-, niftre & tous ceux qui avoienr reconnu pour roi Tripillon, 1'y avoienr fuivi avec la reine mère, & elle y avoit tranfporté les tréfors de Ginguet qui étoient immenfes. Le jour même que Titi arriva dans fa capitale , après avoir donné quelque tems aux félicitations du public, il fc recira pour écrire a Tripalle la let'tre fuivante.

Madame,

Mes premiers foins d mon avinement d la cpuronne , font de prier très-infiamment votre majejlé d'oublkr tous les fijets de mécontentement quelle a cru avoir d'un fils qui na jamais en que le deffein de lui plaire. Je promets d votre majejlé de ne plus même fonger au malheur que j'ai eu de ny pas réujfir. Revene^ , madame , dans votre palais , y recevoir les refpecls d'un fils d qui le titre de roi ne fera jamais oublier que vous êtes la reine fa mère. Ramenei rnonfrhe , & quun prompt retour a fon devoir e ff ace la prècipitation avec laquelle il a prïs un titre qui m étoit dü. II trouvera dans mon amitié de quoi s'en dédommager, & outre les biens que.je me fens por té a lui faire , votre majefté fera la maurejfe d'augmenter fon apanage. Fenei, ma~^

Sluiten