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reprit le roi, & plaignez un fils qui ne peut fe concilier 1'afFeÓEion de fa mère. Le prince Fullfoi vit avec indignation la réponfe 8c les propofitions qu'on ofoit faire a fon maitre, & rirant le papier oü il avoit éctit celles dont le premier miniftre Pavoit chargé, il en fit la leéhire, que Titi écouta avec autant de mépris que d'indignation. Fullfoi furpris de ce que le roi ne paroifloit pas vouloir profitet des offres du premier miniftre, ne put s'empêcher de dire a fa majefté , que quoique les propofitions de eer honime fiffent parfaitement connoïtte la balFeffe & la perfidie de fon cceur , quelques perfonnes croiroiertt qu'on pourroit en profiter ; puifqu'en les acceptant , le roi s'afiureroitbientot de tous les tréfors qu'on lui avoit enlevés, & verroit, fans aucune guerre civile, le parti de Triptillon entiétement détruir. II me femble, mon cher Fullfoi, répondit Titi , que d'employer des traüres , c'ejl fe rendre au moins complice de leur trahifon , & favoue que jen ai tant d'horreur, que je ne pourrai jamais me réfoudre d me fervir, ni de trahifon , ni de traltres. Parions de bonne foi , poutfuivit ce généreux prince , quelle différence y a-t il entre celui qui fait une mauvaife aclion , & celui qui la fait faire ? Aucune , fi ce n'eji que celui qui la fait a Jouvent plus de courage & d'adrejfe. Régnons , ajoura le roi, mais ne régnons que par les voies de

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