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fuppüer fa majefté de vouloir bien les recévo:r en grace. Fullfoi fit fur le champ ce qu'ils fouhaitoient. Ilsl'avoient fuivi jufques dans 1'antichambre du roi, qui ordonna d'abcrd qu'on les fit enne:. Ils fe jetèrenrauxgeno'.ixde Titi ,quiles faifant relever, fans leur donnet le rems de parler , leur dit: il n'y a perfonne , mefneurs , qui ne puijfe fairs des fautes, mais je fais quilnya point de fautes qu'on ne doive pardonner, d propon ion que ceux qui les ont commifes travaillent a les répanr. 11 ne tiendra donc qua vous de me faire perdre jufqu'au fouvenir de votre imprudence ; & je ne vous entretiendrai même, dans le tems préfent, de ce qui s'efl paffe, que pour être inftruit de ce que je dois favoir, & non pour vous en faire des reproches. Ces feigneurs furent fi pénétrés de la bonté de Titi, que quelques-uns ne purent retenir leurs larmes. Ils fe jetèrent de nouveau a. fes genoux , pour marquer leur recounoiftance , mais il les obligea auffi-tót de fe relever , & demanda des nouvelles de la manière dont on vivoit dans la province qu'ils venoient de quitter; fi 1'air y étoit bon ; fi on y faifoit grand'chère; fi les vins n'y éroient pas abondans , quoiqu'il n'y eut point de vignes; enfin , il leur paria de rout ce qui pouvoit écarter les idéés d'offenfe & de pardon ; & les congédia, en leur difant d'aller fe repofer, & de ne point ofair enfuite de vifages

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