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turiofité, jüfqu'a la petite maifon d'Abor. Ceux qu'ils y envoyèrent étoient des gens adroits , qui s'y prcfentèrêntfous prétexte d'avoir a entretenir Abot de quelque affaire. La femme d'Abor les recut très poliment dans une chambre oüflibine parut pas. S'ils 1'avoient vue, fa beauté leur auroit fair fans doute déviner tout le myftère; Mais mak gré les queftions qu'ils firent avec beaucoup d'adreiïe , ils ne purent favoit que ce qu'ils favoient déja, ou ce qui leur avoit été aifé de devinen Titi fut inftruit de ce Voyage , & exila pour un an les deux feigneurs & leurs efpións a cent lieues de Ia cour, C'eft ainfi qu'ils furent payés de leur curiofité. II vouloit bien pouflet la bonté a l'égard des courtifans * jufqu'a fe famiiiarifer avec eux 3 inais il ne vouloit pas qu'ils fe familiarifafTent avec lui jufqii'a lui manquer de tefpect, il croyoit avec raifon que c'étoit en manquer, que de s'inttiguer pour pénétrer dans les fecrets de fon makre^ Cet acte de févérité, qu'il fit dans le premier mois de fon avénement a la couronne 6 fit faire aux courtifans de grand es réflexions fur la circonfpection avec laquelle il falloit fe conduife i 1'égard d'un prince certainement bon , pour cgux qui fe tenoient dans le devoir; mais févère envers ceux qui ofoient s'en écarter. Cela mit a\ te cour un efprit d'ordre qui fit que chacun ne fe mêla que de fes propres affaires. Cette févérité Tome XXVUL G

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