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© v Prince Titi. w que je ne fais pas oü il peut trouver eet argenrj »> & ce que j'admire , c'eft qu'avec des fommes n fi prodigieufes, il nevivequecomme unfimple >■> particulier. C'eft donc un homme que je dois » aimer Sc eftimer; jele fais aufli,& jelui endon*> nerai des marqués : mais je n'ai point été en »j fituation de le voir aflez , pour former cette sj forte de liaifon qui autorife de dire, ce qu'au»> trement on n'ofe dire s ou ce qu'on n'écoutes» roit peut-être même qu'avec peine. II ne tiens) dra pourrant point a moi que cette liaifon ne fe m forme, pouffuivit Titi. A 1'égard des quatre »» feigneurs dont vous parlez, ajouta-t-il, ils ont n tant d'efprit & de probité , que c'eft précifc55 ment ce qui les a fait exclure des affaires fous »» le miniftère précédent\ pout moi, qui ne crain» drai que d'employer des geus qui n'aient pas •5 aftez de 1'un & de 1'autre, je fuis bien réfolu » de leur commertre les affaires les plus impor»> tantes , & de leur marquer par ma confiance , » Ia reconnoiftance que je dois a 1'affection qu'ils sj ont pour moi. Cependant, il faut que je les »> connoiffe plus a fond pour être sür que leur as vertu ne fera pas aflez complaifante pour ne fe >3 point relacher quelquefois en ma faveur. Tou35 jours élevés a la cour, eft-il poftible que dans » leur morale d'honnête homme, il n'entre point »• quelque alliage de la politique du courtifan ?

Ciij

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