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3*5 Histoire 3> Je trouve tout en vous , mon cher Abor, mi » confiance en vdus n'a rien qui 1'inquiète. Vous » n'avez point de connoiflance des affaires , il eft» vrai ; mais eft-ce une grande peine que de fe 33 mettre au fait des chofes qu'on veut exami33 ner ? & avec la jufteffe d'efprit que vous avez, 33 n'en démêlerez-vous pas bientöt le principal « d'avec 1'acceffoire inutile , ou les acceffoires Ci 33 confïdérables , qu'ils deviennent plus impor33 rans que le principal ? Je connois votre péné33 tration & votre exaóbitude, je fuis sur que vous 33 verrez plus loin qu'un autre. J'avoue qu'il fera 33 aifé de vous tromper. Votre droiture & votre 53 fincériré vous fera peut- être avoir trop de con33 fiance dans les paroles de ceux dont 1'hypo3> crilie voilera 1'artifice; mais malheur a celui » qui vous trompera. Je vous affure que la four« berie fera punie fi févèrement, que je ferai par 33 force connoïrre aux hommes que leur vérirable 33 intérêt eft d'être vrais & fimples. Peut - être *> qu'en puniffant ceux qui veulent parokre ce s» qu'ils ne font pas, j'accoutumerai les hommes » a être ce qu'ils veulent paroitre. Enfin , ajouta » Titi, puifque vous avez confenti que Bibi » devïnt ma chère reine , voulez-vous vous 13 priver d'être avec elle & avec moi ? Er ne » devez-vous pas être a la cour dans la pre» mière confidération ? >3 Abor voulut alors per*.

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