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un effet de politique, mais véritablemerit c?e l'amitié que Blanchebrune avoit con$ue pour la fille d'Abor. Elle ne doutoit pas que Bibi ne fut bientót fa reine \ mais elle Ia croyoit digne de 1'être & fouhaitoit qu'elle le füt. Cependant Titi qu'on infotma de cette politëffe , en fut trés-bon gré a Blanchebrune. Les attentions qu'on a pour ce que nous aimons , nous font plus de plaifir que celles qu'on auroit pour noustnêmes. II avoit écrit a Bibi 1'arrivée de Forreferre & de la princeffe fa fille j auffi-tót qu'il en avoit eu la nouvelle. Un amour extréme s'inquiète aifémeht. Bibi avoit été troublée de cette nouvelle, & ne s'étoit raffurée que par les réfiexions qu'elle avoit faites fur 1'arnour & le ca-* raótère de fon cher prince. Depuis qu'il étoit roi, elle 1'avoit vu plufieuts fois , mais rouiours fous une figure empruntée , & fans fe faire connoïtre. Elle n'avoit pas vóutu privet fon cceur de la douceur de voir fon airhable prince , mais les mouvemens d'une fierté délicate l'avoit empèchée de fe faire voir a lui. Elle craignit que ft elle fe préfentoit a fes yeux , Titi ne fnipconnat qu'elle vouloit, par fa préfence , animer des feux qui devoient lui procurer une couronne. Elle méritoit de la porrer ; mais au-deffus des eouronnes, par la grandeur de fes fentimens,

elle

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