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»u Prince Titi. jt

cefle eft toujours d'ur.e beauté rare & d'une verttt charmante >> n'étoit venue dans le royaume que » pour perpétuer le bonheur des fujets de Titi ; »> qu'elle alloit, par un augufte mariage, donner *> une fuite de héros dont les vertus foumers> troient toute la terre : que la terre alors feroit » couverte de fleurs ; que les ronces porteroient j» des rofes; que les chardons feroient changés « en lys, qu'elle feroit arrofée de fleuves de » lait ; qne le miel diftilleroit des arbres des » forêts j qu'on verroit les rigres & les lours » badiner avec 1'agneau & le chevreau, exempts » de crainte; que les ferpens n'auroient plus de » venin ; que les herbes venimeufes perdroient » leur poifon ; que les campagnes produiroient, » fans culture, toute forte de grains &z de fruits j *» que la toifon des moutons feroit naturelle» ment de la plus brillante couleur » , & relles autres belles chofes qu'il y a long - tems qu'on a ptédites, & qui ne font point encore arrivées. » II ajoutoit qu'on touchoit a eet heureux jout « fouhaité de tout le royaume qui s'en réjouif* » foit d'avance >i. Bibi, déja inquiète par 1'excès de fa tendreffe, allarmée par les nouvelles publiques, fentit a la leéhire de ces vers , renouveler toutes fes inqniétudes. » Ce n'eft qu'un poëte » qui parle, difoit-elle, ce n'eft qu'un poëte, » mais ce poëte eft ici 1'écho de la voix publi-

Dij

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