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tout fon cceur pour pafïer dans la perlte malfort

d'Abor une vie innocente Sc voluprueufe avec fa chère Bibi, s'i n*eüt pas cru que deftiné par Ia nauTance a. rouverner un grand royaume , il ne devoit pas conner le bonheur de fes pappies a de"; mains moins fiires que les Mennes propres ; mais la même vertu qui lui avoit fit acceprer le tióne, 1'obligeoit a tenir les prometfes qu'il avoit fait' s a Abor Sc a Bibi. La bonté ne vouloit pas qu'il fit le malheur d'une fille fi vertueufe dont A étoit tendrement ai mé. C'étoit juftke que d'en couronner les vertus Sc les charmes, & fon iaclination 1'y portoit, ou plutót la pafTion la plus tendre en faifoic une nécelïité au bonheur de fa vie. C'eft a peu prés ce qu'il dit a Forteferre, lorfque ce prince , le lendemain de fonairivée, 1'entretint de fon voyage. Si vous me voyez ici avec ma hlle, lui difoir Forteferre, c'eft paree que je fais que votte cceur eft engagé , autrement elle n'y feroir pas venue. J'aurois fouhaité de tout mon cceur qu'elle eüt pu être k \0-is; mris je ne voudrois pas qu il vous en coutat une infidélité. Dès-lors même vous ne ferieï plus digne d'elle; je fais que la politique ne pré— vaudra jamais chez vous fur la juftice elfentielle qui fait admirer 1'honnête homme dans le grand roi. Si je ne fuis pas votre beau père , je n'en fgrai pas rnoins votre bon ami, ni n'en compte-

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