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pouffer le refpect a leur égard; jufqifa ne s'appercevoir pas de leurs défuuts.

Le lendemain Titi vint au confeil avec le roi de Forteferre Sc Abor, & dit que quoique la plus grande affaire a examiner fütcelle des réfoiutions qu'on avoit a prendre iur la lettre de la reine mère, il fouhaitoit qu'elle ne füt point agitée, paree qu'il avoit pris un parti qu'il efpéroit qu'on ne défapprouveroit pas. « Je n'ai jamais fouhaitc »» d'être roi, dit-il, mais 1'étant devenu par ma »• naifFance , je fuis bien réfolu de foutenir tous »> les droirs de la royauté', ou je ne régnerai pas, »> ou toutes les loix feront régulièrement obfer»> vées par ceux qui fe feront foumis a mon gou»> vernement. Cependant je ne prétends point » forcer perfonner a s'y foumertre-, ceux qui ne »> voudtont point me reconnoirre pour leur roi, m n'onr qu'i paffer dans d'autres états, & les pro»> vinces qui ne voudront pas reconnoïtte ma »> fouveraineté , font libres de fe donner a un « autre. Mon ambition n'eft pas d'avoir des fu» jets , mais de bons fujets , paree que je n'ai » point celle de régner, mais de bien régner, Sc » que fi je règne , j'aime mieux commander a s> des hommes qu'a des efclaves. Sur ces prinj> cipes, j'ai réfolu de ne poinr difputer a mon » frère la province qui 1'a reconnu pour fon * fouverain. Je lui cède toutes les prétentions

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