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porter ici les tréfors dont Ia reine mères'eft emparée. Je le crois comme vous, répondit Titi ; mais quoiqua 1'exemple du grand roi qui honore Cë cönfeil de fa préfence, continna-r-il s en défignant Forteferre ;quoi qua fon exemple, dis-je, je ciroye que je puifle faire laguerre pour vënger 1'injüfe d'un feul de mes fujets, paree qu'il eft jufte qué tous prennent les intéréts de celui qui veut contri; buer au bien de tous; je vous avouetai cependant que pour foumettre une province qui ne m'aimeroit pas , je he voudrois pas expofer Ia vie d'ufi feul foldat qui m'aime : ainfi , IaiiTons cette provincej &h'y fongeohspliis. Ah ! lire, dit alors Forteferre , en fe jetant au cou de Titi, mon cher fils „ fnön chet frère , Vous ne pouvez mieux Ia punir qu en la privant d'un fouverain tel que vous. Urï prince quipenfe comme vous penfez,mérite d'êrre le roi de toute la terre. Je le fens. Ce n'eft qu eii voulant faire régner la juftice Sc la liberté qu'ori eft digne d'être roi. Tout le confeil n Vut plus alors qua spplaudir Sc qua admirer. Les plus habiles vóyoient tout Ie fyftême de leur politique confondu. lis ne Voyoiënt plus qu'une grandeur de gouvernement qui s'élevoit au-detè de leurs vues , Sc dont ils ne poüvöient déjl s'empêcher d'admirer la fagefté Sc les fondemens,

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