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ou Prince T i t r.' 71

«ïomeftiques nécelTaires , fuivirent les princes. Dès que le jour du départ fut pris, Titi en avertit Abor, qui partit deux jours aupatavant avec PEveillé. lis menèrent avec eux un maitre d'hótel , &deuxcuifiniers, moins pour faire bonne chère, que pour épargner 1'embarras que cette vifire devoit caufer a madame Abor. Bibi qui n'étoit point avertie de ce voyage, s'abandonnoit toujours aux cruelles inquiétudes dont fon imagination déchiroit fon cceur. Elle ne pouvoit s'empêcher de fe croire tendtement aimée de Titi \ elle le croyoit même aflez grand'prince pour renir les promelfes qu'il lui avoir mille fois répétées avec tranfport. « Mais quoiqu'il m'aime , difoit-elle , il eft im" poffible qu'il m'aime maintenant qu'il eft roi , » autanc qu'il m'a aimé lorfqu'il n'étoit que » prince, &c prince malheureux. II voit mieux a n préfent la diftance immenfe qu'il y a de lui a, » moi. 11 ne peut fonger a m'époufer fans rougir. n S'il le fait par les principes de cette probité »> exaéte qui 1'y oblige , il fe reprochera néan»» moins la foibleffe qu'il aura eu de s'engager j »j de la peine qu'd en aura , naitra une diminun tion de tendrelfe , & la moindre diminution » de fa tendreffe me rendra malheureufe. II fe» roit alors d'autant plus malheureux lui-mème, " qu'il n'y a qu'un amour extreme qui pudfe le

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