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yl HlSTÖIRE

» dédommager de tout ce qu'il facrifieroit pouï j» moi en m'époufanr; alliances , raifons d'état, v Sc qui plus eft, gloire Sc réputation. Ah ! c'en j? eft trop , s'écria-t-elle , veux-je qu'on dife que 3? le plus grand prince qui fut jamais, a eu la foi-» »> bleffe d'époufer une fille comme moi ? qu'il 3> rernifle par Li toutes fes vei rus, Sc que fi le dé» goüt fuccède a la paftlon, il ne voye plus en s> moi qu'une femme indigne de lui, & donr le i» nom feul le déshonore. Non , pourfuivit-elle , » & je ne 1'aime pas fi je confens qu'il m'époufe, s> Hélas ! que ne le peut-il fans me faire reine, » fans fe faire tort ? Mais fi je 1'aime bien, je ss dois faire mon bonheur de fa gloire , Sc non ss pas 1'immoler a ma fatisfaction particulière. Je s» fuis indigne de lui, fi je penfe autrement, Sc s» je ne mériterai que fes reproches Sc fes mé» j3 pris. Aimons-le donc comme il doit 1'être , Sc si comme je le dois. Que fa gloire fafte mon bon,3 heur. Admirons-le de loin, & que mon amour S3 fe fitte un plaifir du devoir qui 1'oblige de s'im-i ?s moler k foi- même pour le plus aimable prince »> du monde. 3»

Après ces réflexions , Bibi avoit écrit une lettre a Titi, oü elle avoit employé tout fon efprit Sc toute fa tendreffe a. ménager d'abord les expreffions tenclres qui lui échappoient: Secondement,

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