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7^ HlSÏOIRE

rifer les apprêts qu'ils devoient faire. Bibi demanda a fon père s'il n'avoit pas recu avant fon départ une lettre qu'elle lui avoit adrelfée pour Titi. Abor répondit qu'oui, mais qu'il n'en apportoit point de réponfe. J'étois preiTé de partir , dit-il, & le roi n'a pas apparemment voulu me faire attendre. Cela ne plut point du tout a Bibi, qui fe fit un effort pour ne point faire d'autres queftions. Elle crut que le jour fuivant la réponfe viendroit peut-être. Ce jour vint, & point de réponfe. « Ah ! dit-elle , les confeils que je lui ai » donnés n'auront fervi qua le confirmer dans p le parti qu'il avoit déja pris. Je te perds, mon » cher Titi, que je fuis malheureufe de n'èrre » pas digne de toi avec tanr d'amour. Hélas! » il me femble que 1'amour devroit être au-delfus » de tout. Je voudrois être reine , Sc que tu ne » fufles que berger, pour te faire voir comme on » aime; mais cela n'eft pas, mes beaux jours font >> pafies, n'en gardons que le fouvenir Sc mon » amour.» Cependant, le foir elle fit cent queftions a fon père, fur la manière dont il étoit a la cour, fur les converfations qu'il avoit avec le roi, fur les foins que ce ptince donnoit a la princeiïe Gracilie ; s'il étoit vrai qu'elle eut autant de mérite & de grace qu'on le difoit; Sc enfin , fi Titi ne 1'épouferoit pas. Non, lui répondit Abor, fur

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