Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

88 HlSTOIRE

» fujets. Si Pengagement que j'ai pris avec vons » étoit tel, je n'aurois pu en efFacer la faute; » mais je Paurois réparée, en profitant de la peri> miffion que vous me donnez d'époufer la prinn cefle de Forteferre. Car ne dourez pas , ma „ chère Bibi, que fans cette permiffion, & celle M de vorre père , j'euffe pu manquer a mes pro3> meiïes. Je fuis perfuadé qu'il y a plus d'hon» neur a. renir des engagemens, même très-prés> judiciables, qu'il n'y a de honte a. les avoir pris. 3j II faut avoir le courage de réparer fes faures en 33 s'en puniifant , fi on ne peut les réparer fans » en faire de nouvelles ; & de toutes celles qu'on » peut faite , manquer de bonne foi, eft la plus w grande. Mais Pengagement que j'ai pris avec ,> vous , ma chère Bibi, n'eft point une faute. ïs Votre beauté juftifte ma paffion ; vos verrus en 33 aurorifenr la fidélité , & en aflurent la conf»3 tance ; & en vérité , vous êtes telle que le roi 33 de Forteferre n'a point dit, pour ne vous faire 33 qu'un compliment , que ce feroit vous faire 33 injuftice que de ne pas vous placer fur le ttöne. 33 Je n'y ferois pourtant pas fans vous , lui dit 33 Bibi, & je vous aflure que je n'y vois que 33 vous. Je le fais , reprit Titi, le tróne eft eni3 core au-deftbus de vous; le cceur feul de votre »3 cher Titi en eft digne, mais ne le troublez » donc plus par vos inquiémdei. Si je ne vous

Sluiten