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bü Prince Titi. 89

» fuis pas venu voir; fi je ne vous ai pas prié de » venir; fi je ne vous ai pas même écrit régun lièrement, c'eft que j'ai cru devoir plus don>3 ner aux affaires du gouvernement, qu'aux » foins d'une tendreffe dont je croyois que vous » étiez füre, & qui ne pourroir jamais s'altérer, j> que lorfque vous exigeriez des foins & des m complaifances qui me feroient négliget les » devoirs de la royauté; mais je vous en crois » incapable, & je fuis perfuadé, au contraire, » que vous fortifierez fans ceffe ma tendreffe, >» en me faifant fans ceffe admirer votre vertu. » Bibi lui répondir les chofes les plus touchantes, & les plus raifonnables. Dés ce moment toute inquiétude fut bannie de fon ame. Elle fe confidéra comme 1'époufe de fon cher prince ; & quoiqu'après le compliment de Forreferre elle eüt commencé a ne plus regarder fon fort comme incertain , on s'appercut néanmoins, en rentrant dans Ia petite maifon, qu'nne nouvelle fatisfaction brilioit dans fes beaux yeux. On fe mix a. table , afin que les princeffes, qui devoient être fatiguées , pulfent fe coucher de bönne heure. Eiles étoient laffes , a la vérité , mais elles n'avoient pas envie de dormir.

La bonré des rois, celle des princeffes, faifoit régner une liberté charmante ; rien ne gênoit Ia benne humeur des counifans. Nous fommes ici

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