Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

j4 HlSTOIRfi

en devoit penfer. II crut d'abord que c'étoit quelque folie dont on vouloit le divertir , ce qu'il ne trouvoit point trop plaifanr. Cependant , la vieille s'affit fans facon , Sc dit a Forteferre : fire , que vorre majefté ne foit point futprife fi jen agis fi librement. Elle vient d'entendre que je fuis une bonne amie de Tiri, Sc je veux devenir aufli bonne amie de votre majefté. Elle fair qu'on eft naturellement ami des amis de nos amis , Sc comme je fuis perfuadée que vous êtes extrèmement ami de mon ami Titi , j'efpère que pat cette même raifon , vous ferez aufli des miens. Et qu'en arrivera-t'il de cette amitié , demanda Forteferre ? Le plaifir de nous aimer , réponditelle , Sc de nous en donner des preuves dansl'occafion, ce qui fit rire tous ceux qui ne la connoiffoient pas , Sc ce qui perfuada Forteferre que c'étoit une folie. Par exemple , continua-t-elle , maintenant que j'ai foif, Sc que la bouteille eft auprès de votre majefté , votre majefté peut me verfer a boire ; & quand votre majefté aura foif, Sc que j'aurai une bouteille, je verferai a boire a votre majefté; car entre amis, les fervices doivent être mutuels felon le pouvoir Sc 1'occafion. Soit lui dit Forreferre. Mais, ma bonne amie , puifque bonne amie y a, il faut que vous fachiez que perfonne a cette table ne doit fe fervir du tcrme de majefté, fans payer un demi ginguet

Sluiten