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B I S T O 1 R t

une ferviette , 8c on les donna aux domeftiques de la petite maifon 5 qui fe virent ainfi des plus riches de la province. Jufqu'a préfent, dit Forteferre , en regardant la vieille , je ne favois pas trop que penfer de vous , ni de 1'accueil qu'on vous a fait; mais je vois bien que vous êtes une fée , Sc je foupconne que vous pourriez bien êrre la même dont les noix, les nefles & les noifettes, ont été la caufe de la guerre que j'ai eue avec Ie feu roi Ginguet, & ou Titi me fit prifonnier. Cela eft vrai , dit la fée , & je vous apporte encore des mêmes noix , des mêmes nefles , Sc des mêmes noifettes. Goütez-en, fire. En difantcela, elle tira de fes poches deux facs, dans lefqueis étoient les noix 8c les noifettes , & une bolie oui étoient les nefles, Sc les mit devant Forteferre. Ce prince goüta de chacune , qu'il trouva excel-, lentes; mais après en avoir goüté, roures celles qu'il prit enfuite fe trouvèrent des diamans femblables a ceux qu'avoit autrefois trouvé Titi. La furprife ne fut pas fi grande, paree qu'on avoit déja vu arriver pareille chofe , &: qu'on croyoit que la fuite pourroit bien être la même , c'efta-dire, que ces diamans redeviendroienr quelque jour noix , nefles & noifettes. Cela eft fort beau , dit Forteferre , c'eft dommage qu'il n'y ait que 1'apparence fans réalité. Commenr, dit la fée , je vous alTure que ce font de beaux Sc bons dia-

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