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©u Prince Titi. ioa comme du bien fans raifon , ce que je ne veux pas croire , paree que cela me donnero:: trop mauvaife idéé d'elles, & qu'on a fans doute toujours d'autant plus de raifon, Sc par conféquent de bonté , qu'on a d'intelligence Si d'efprir. Si je fuis bien connu de vous, pourfuivit-il, vous devez favoir que je me foucie de vos diamans comme de rien du rout. Ce n'eft pas que je n'en admire 1'éclat Sc la beauté ; mais au fond , qu'eftceque cela? Les ailes des papillons , & les plumes des paons, font elles moins aJmirables ? Et le brillanr du ver luifant n'eft-il pas plus éclatant que celui des plus beaux diamans du monde ? Je ne dis pas ceci , grande fée, ajouta-r- il, pour méprifer le don que vous me faites. Je fais que les diamans ont une valeur réelle dans 1'opmion des hommes , Sc qu'ainft, le préfenr que vous me faites , vaut un royaume. Je vous protefte , fans compliment, que je fuis plus fenfible aux fentimens de votre amitié , qu'au préfent même. Je faccepte avec une reconnoiflance qui vous allure en moi d'un dévouement fincère. Mais permettez <jue je difpofe de ces diamans. Que j'en falfe garaiir deux cpées, une pour Titi, & 1'autre pour -moi: Que j'en donne un gros & un perit a chacua -de ces meftieurs , pour conferver une marqué de vos bonrés Sc de cette merveille : Que chacune de ces deux dames, en montrant les dames d'hou-

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