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tf°4 HlSTOIRE

magnifiques. On vous connoir trop, pour ne pas favoir que vous ne faites pas confifter votre grandeur dans une parure plus convenable a un roi de théatre, qu a un grand prince ; & que quand vous paroïtrez avec un habit extraordinaire , ce ne fera alTurément que par un effet de vorre complaifance pour une fête extraordinaire. Mais, fire, après vous avcir demandé de men croire fur ma parole , & vous avoir affuré que ces diamans font & feront toujours de véritables diamans , me foupconner de ne vous rendre par-ü qu'un piége pour vous rendre ridicule au milieu d'une fête & d'une rejoüiffance publique, c'eft me croire capable d'une trahifon fi indigne, qu'en cela le foupcon feut eft une injure. Toute la compagnie craignoit, & fur-tout Gracilie, que Forteferre ne s'emportat; mais au fond fa colère n'étoit jamais brutale , lors même qu'elle étoit dans toute fa violence. Je veux croire que j'ai torr, répondit-il a; ta fée, 8c je vous en demande pardon. Je conviens que fi vous êtes incapable de tromper ceux qui fe fient en vous , je vous ai fait une grande injure. Mais je n'ai pas trop 1'honneur de vous

connonre, grande fée; eh, eh, vous favez

Quoi! n'achevez pas, inrerrompit-elle ; vous favez que je fuis une bonne amie de Titi , Sc cela devroic vous fuffire. B'ailleurs» fire,

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