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du Prince Titi. io£

vous de les fubmerger, pour marquer qu'en verfanr erop plein on fubmergeroit les amours 8c les graces ; & allégoriquemenr , qu'en buvanC trop, on noyoit les uns 8c les autres. Diamantine tira ce gobeler du milieu de la corbeille, óü il éroit environné de bouquers de fleurs artificielles routes de pierreries. Comme la bouteille étoir auprès d'elle, elle le verfa elle-même du vin jufques a. la haureur du bas reliëf. Tour le monde 1'imita ; elle choqua avec les deux rois , & on but avec grand plaifir. Forteferre demanda enfuire a la fée la permiflion d'examiner le gobelet. Ce prince qui admiroit peu de chofe, pour ne pas dire rien , ne put s'empêcher d'admirer la grandeur du diamant dont ce vafe étoit formé, & la perfeftion du travail. Ce n'eft pas 1'ouvrage d'un homme, dir-il, ce ne peur être que celui d'une fée. Patdonnez-moi , fire , répondit Diamantine, & même d'un homme qui n'a jamais appris a tailler que des plumes , encore n'écrivoient-elles pas rropbien. En vérité, reprit Forteferre, moi qui ne regarde ces fortes de chofes qu'on appelle des bijoux, que comme des jouets d'enfans, je ne puis m'empêcherd'admirer & la grandeur, 8c la beauté de la pierre , &la perfection de 1'ouvrage. Voyez eet amour, difoit-il: ne diroitcn pas qu'il va gourer un doublé plaifir en buvant leyerreque cette grace vient de lui verfer? Ne

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