Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

du Prince Titi. 117 eruelle, que je fuis fure que fa bonté naturelle lui faifoit parraser la peine que fon indifférence caufoit, ou du moins pouvoit caufet a une épouie dont la douceur auroit mérité un autre forr; car j'ai oüi dire , ajouta Gracilie en foupirant, que cetre vertueufe princelTe tenoit compte au rol fon époux, des bons procédés qu'il a toujours eus avec elle, fans qu'elle lui ait jamais marqué de mécontentement d'un attachement qu'il avoit ailleurs. Cela éroit très-fage, interrompit la princefle de Blanchebrune; des reproches n'auroient fervi qu'a irriter le roi votre père , 8c qu'a 1'écarter peut-être des bons procédés qu'il avoit d'ailleurs pour la reine. Comment cela peut-il fe faire, dit Bibi , a moins que la reine n'eüt été alfez heureufe pour ne point aimer le roi fon époux. Pardonnez-moi , madame , ce foupgon , dir-elie a Gracilie, un mariage de poiitique n'exige qu'une conduite raifonnable , & non pcint une tendrelfe de cceur. Mais comment peur-on aimer fans jaloufie, quand on a fujet d'en avoir ? Je crois comme vous que cela ne fe peut, répondit Gracilie ; mais on peut ètre alfez fige pour n'en rien marquer, lorfqu'on eft fure que les plaintes ne ferviroient de rien. J'ai ou'i d;re qu'elles ne fervoient jamais, dit Blanchebrune , qu'a faire aiouter la haine a 1'indifiérence, 5c que les liaifons de 1'amour même, Iorf-

Hiij

Sluiten