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, 1JO H I S T O I R. E

haut, Sc le remit a Abor, qui y étoit nommé pour prince de Felicie. Tous ceux qui étoient préfens applaudirent aux choix de Titi, & s'emprefsèrent d'en marquer leur joie a Abor, a fa femme Sc a fa fille. Abor recut leurs complimens, comme il avoit recu le diplome, en marquanr une fenfible reconnoiifance pour les fentimens du cceur, & fort peu pour le don. Après que le bruit des complimens eut ceifé, il dit: que deux chofes pai oiffoient néceflaires pour une donation ; 1'une la volonté Sc le pouvoir du donateur, 1'autre la volonté &c la capacité de 1'acceptant. 11 n'y a point de doute, continua-t-il, a I'égard du pouvoir & de la volonté du roi, en parlanr de Titi, mais il y en a beaucoup, pour ne rien dire de plus, a I'égard de ma capacité; & alTurémenr, fire, du coté de la volonté, il y a une oppofition fi grande, que je fupplie votre majefté de me permettre de ne conferver que la reconnoiflance que je dois a fes bontés, fans profiter du don qu'elle veut bien me faire. Tout le monde fe récria qu'il y avoit mille raifons qui 1'obligeoient a 1'accepter. Jel'es fais toutes, dit-il, je ne fuis point fair pour être fouverain ; je vivois heureux dans ceite petite maifon, & j'y vivois plus heureux fans doute que ne vivent plufieurs fouverains, quoique j'y fufte dans une médiocriré qui penchat plus vers la difette que vets l'abondance. Le roi m'a tiré de eet

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