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©u Prince Titi. ijj car celle du prince ne s'eft éteinte que paree que cette loi n'étoit pas établie avant lui, 8c qu'il a aimé fi tendrement fa femme, qu'il n'a voulu ni fe féparer d'elle, ni lui en alfocier une autre. 11 arrivé de ces loix encore, que les pères 8c mères ne donnenr dans leur domeftique que des exemples de paix & de concorde. Que toutes les families d'un érat fe trouvent alliées & portées ainfi a étendre plus loin les bons offices qu'on peut fe rendre. Et ce qui eft un trés-grand avantage pour 1'état, c'eft que les biens fe trouvent plus également difpenfés, & le nombre des fujers multiplié. On cria cependant beaucoup conrre ces loix, reprit Blanchebrune, quand le prince les érablir. C'eft qu'on ne les voyoit, continuaTiti, que fous une idéé de débauche, lorfque par fes vues fupérieures il y voyoit le moyen le plus fur non-feumenr de la prévenir, mais de conferver dans le mariage même les douceurs de 1'amour. Je crois en erfer, dit Forteferre, qu'il y a peu de perfonnes donr les fentimens foient affez tendres & alfez délicats pour conferver dans un lien nécelfaire, je re dis pas les charmes de 1'amour, mais les douceurs d'une amitié vive & tendre. II faut trop de vertu 8c de raifon •, il faut même a I'égard de 1'amour quelque chofe de plus, ajouta le prince de Fullfoi, il y faut de 1'art 8c de la finelFe, quotqu'il n'y faille point d'artifice ni de déguifement.

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