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IJ4 HlSTOIRE

Dans un lien néceflaire, pourfuivit-il, ce qui éroit faveur devient droir, & ce qui devieut droit ceife d'être faveur; par-la les douceurs de 1'amour perdent le prix 8c le charme qu'elles avoienr lorfqu'elles étoienr confidérées comme des graces qui ffartoient 1'amour propre, & e'xcitoient la reconnoiflance. Lorfqu'on n'eft plus les maitres de fe féparer, on ne craint plus de fe perdre; de-li nait la négligence des petits foins & de mille attenrions obligeantes qui vont au cceur. Oh ne cherche plus a plaire, & négliger de plaire, c'eft négliger 1'amour. Ils'enoffenfe, il s'en irrite ; plus il eft fenfible 8c délicat, plus il en eft bleffë. Ne rrouvant dans le lien oü il eft engagé qu'une diminution de plaifirs, il ne fent plus que la gêne de ce lien, 1'indiftérence furvient, le dégoüt, quelquefois le défefpoir; de forte que les plus raifonnables fonr ceux qui favent en fupporrer Vennui & 1'adoucir par la fatisfacftion de faire de nécelfité vertu, tandis que les autres cherchent des diflipations qui caufent fouvent beaucoup de difordre dans les families. Prince, dit Forreferre, vous avez raifon; rien ne doir être plus libre que 1'union des cceurs. C'eft i 1'amour a la former & a la conferver, la néceffité ne peut 1'y contraindre. J'ai toujours approuvé les loix du prince de Felicie; je me fuis fouvent propofé de les établir, je ns 1'ai point fait encore; mais dès que je ferai de

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