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du Prince Titi. 135

retour dans mes états, c'eft la première chofe qué je ferai. V ous êtes un vrai roi a établir de telles loix, lui dit Blanchebrune. Oui, dit-il, & une preuve que je n'aurai pour objet que le bonheur de mes fujets, c'eft qu'en établitFant les loix du prince de Felicie, je veux fuivre fon exemple. Si vous voulez m'époufer, madame, je veux bien m'engager a n'aimer jamais que vous, & par conféquenr, a ne m'en féparer jamais. Comment pouvez-vous répondre que vous m'aimeriez toujours, demanda la princelTe de Blanchebrune ? Par les bonnes qualirés que je concois en vous, madame, répondit le roi , par les tendrelTës que vous avez pour ma fille, & par ce que je fens moi-même. Mais fi ces fentimens venoient a changer, & que vous connufliez votre méprife, fur mes bonnes qualirés, dit Blanchebrune ? Eh bien, madame, pour vous ralTurer , dit Forteferre , je vous protefte de m'en punir en me privanr même des plaifirs de 1'infidélité. C'eft trop , fire , répondit la princefle. Je fuis perfuadée qu'un grand roi comme vous tiendroit fa parole \ mais je me garderois bien de 1'exiger. Vous Ie pouvez en siireté, iui dit-il, Féquité des loix du prince de Felicie , en accordant la liberté du changement , ne privé point de celle de ne fe quitter jamais. Ainfi, eiles ne difpenfent que de la néceflité de'vivre malheureux dans le mariage. Au contraire , reprit le

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