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ïï)<S Histoihe prince de Fullfoi, elles contribuent a le rendre heureux & durable, par Ia raifon même que fi la cerritude de n'être point féparé de ce qu'on aime, fait qu'on le négligé ; la crainte de s'en voir féparé , fait qu'on a foin d'en entretenir 1'amour , & de ces foins réciproques fe forme la douce habitude de chercher a fe plaire & de s'aimer. Dans la promefle que je vous donne , madame, repric ïe roi de Forteferre , je fens que je me ferai plus de plaifir que je n'aurai de gloire a la tenir ; recevez la , je vous fupplie. II lui dit a cette occafion des chofes trés - obligeantes , auxquelles elle répondit avec une politeffe & un badinage charmant, dont la conchifïon étoit que, quand même elle pourroit croire que le roi parleroir férieufemenr, elle ne voudroit point fe rifquer , ni a ie rendre malheureux par la gêne du lien qui pourroit I'ennuyer, ni malheureufe elle même par la crainte de ne lui pas plaire affez , de le gêner ou de Ie perdre. II eut beau l'affurer que fa crainte étoit mal fondée , & qu'elle craignoit plus pour elle que pour lui; elle prit en riant tout ce qu'il put lui dire, & perlifta toujours dans fa réfolution. Si je voulois, dit la fée , en s'adreftant a Blanchebrune, je pourrois b'.en favoir fi le roi vous parle férieufement, & en cas que cela foit, file mariage vous rendroitconftamment heureux 1'un £x 1'autre. Je n'aurois qu'a faire mettre au

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