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©v Prince Titi. 141'

page; vous êtes bienheureux que mon père ne foit pas ici, il n 'a iroh pas ofé rccevoir une grace Ji fort au-ieffus de nous, je ne fais pas encore s'il la recevra ; mais en cas qu'il la refufe, fire , je fupplie votre majefté d'être perfuadée que je ne la refuferai pas moi ; que je ne vous ferai pas moins attaché que [ïj'avois encore ma fortune a faire; que je vous fervirai en tout, & vous honorerai toute ma vie comme mon maüre & comme mon roi. J'en fais bien perfuadé , mon cher 1'Eveillé, lui dit Titi, & je t'aflure que j'ai plus de plaifir a te faire ce préfent , que tu n'en as a le recevoir. La facon dont je m'explique encore , te marqué le langage de mon cceur, & te montre que je vois toujours plus en toi un ami fidéle, qu'un prince de Felicie. Allons , dir Fortefetre , en faifant remplir fon beau gobelet, buvons a la fanté du prince de Felicie , mais buvons-y rafade , même les princeiïes. Toute la compagnie obéit, cette fanté fut célébrée avec joie. Et quand on demanda au nouveau prince d'en faire raifon : de tout mon cceur , dit-il. Mais pour en mieux marquer ma joie & ma reconnoiflance , je veux la faire dans un des fa■ bots de la fée. Diamantine fentit toute la vivacité de la reconnoilfance que Titi n'ofoit publier , &C qu'il vouloit lui marquer par cette demande. Et pour lui faire entendre qu'elle voyoit bien qu'il vouloit lui dire qu'il la regardoit comrae la caufe

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