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X44 HlSTOIRE

gez pas que nous ne fommes qu'a la moitié da fouper; qu'aprcs le fouper même, nous avons encore a. faire 1'épreuve des fabots, & que la morale n'eft bonne que lorfqu'on veut s'endormir. J'y fais un remède, répondit Titi , buvons a la fanté du duc de Felicie , nous aurions dü le faire avant de boire a celle du prince fon fils. On célébra cette fanté avec une nouvelle joie, Sc la converfarion s'égaya , comme a une table , oü ni rois , ni princes, n'auroient été.

Cependant, on peut remarquer combien il faut être attentif a ne rien dire qui puifte donner lieu aux plus miférables plaifanreries. Les officiers, Sc autresdomeftiquesqui fervoienta tablë, rcrinrent mieux ce que 1'Eveillé avoit dir, qne ce qu'on y avoit répondu. Au lieu d'être touchés Sc jóyeux de la forrune de 1'Eveillé , de voir dans la récompenfe de fon zèle & de fa fidclité , un encouragement pour s'attacher avec ardeur au fervice de leurs maïtres ; & d'être ravis de ce que la vertu fetrouvoit fidignement récompenféerils ne virent qu'avec une inutile envie, 1'élévation d'un fimple gentilhomme a une fi haute dignité. Et dans le récit qu'ils en firent, ils ne louoient pas fa vertu, mais fa forrune qui , pour quatre fois & demi , difoient- ils, prètés a. propos , lui avoit procuré une des plus belles fouverainetés du monde. Dire que 1'Eveillé avoit toujours tendrement aimé foiü

maitre

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