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du Prince Titi. 145 maicre ; que fon zèle , fa fidélité , fon attachement ne s'éroientjamais démentis; qu'il étoit d'un fecret inviolable; qu'il étoit plein de valeur , de générofité, de bonté , libéral, officieüx, défintérelTé au-dela de 1'imagination ; Sc que fes vertus 1'ayant fait le plus cher ami de fon maftre, 1'amitié & la reconnoiffance de ce maitre avoient élevé 1'Eveillé jufqu'au rang de fouverain 5 il n'y avoit rien la-dedans qui parut fi furprenant; quoiqu'e» traordinaire , cela n'éroit poinr merveilieux. Mais dire que quatre fous &demi qu'il avoit prêtés lui avoient procuré une fi grande élévation, c'étoit la du merveilieux; cela faifoir admirer les coups de la fortune , Sc tin récit merveilieux attaché toujours plus , que i'expofnion raifonnable de la vérité. Cependant, une mauvaife plaifanterie a laquelle ces quarre fous Sc demi donnèrent lieu , a été Ia caufe d'un des plus funeftes événemens dont il foit parlé dans 1'hiftoire.

Le fouper fut prolongé jufqu'au lever de 1'aurore, ainfi qu'il l'avoit été lotfque Diamantine s'y étoit trouvée deux jours auparavant. Allons , dit-elle, il faut vous quitter. Je remporte avec moi une grande fatisfacFion; & comptez, mon cher Titi, que je prends parta roure la reconnoiffance que vous doit Ie page aux vieilles. Et les fabots, dit Forteferre, ne voulez-vous pas bien nous les prêter pour en faire Fépreuve ? De tguc, Tome XXFIL K

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