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r>u Prince Titi. 14^ aimer quand on aime, vous auriez couru le rifque de boirer, ma belle coufine. Peur-être bien, ditelle , quoique je ne le croye pas ; mais je vous aflure qu'en effet, je n'en ai jamais couru les rifques. Ne vous vantez donc point d'être fage , reprit Titi, ce n'eft que dans les occafions qu'on connok la vertu. Fort bien, répondir la princeffe; cependant on dit de celle dont il s'agit ici, que c'eft manquer de fageffë, que de la mettre a 1 epreuve, Sc qu'elle confifte même a ne fe point expofer. Cela eft bon, répondit Titi, quand on fe défie de foi-même. Mais vous m'avouerez, ma belle coufine, que celles qui feroient capables d'aimer aufli parfaitement que vous dites que vous aimeriez, Sc qui n'auroient pas craint le danger dans ce que vous appelez courir des rifques, ou qui les ayant courus , n'auroient point boité, feroienr plus fages que vous. Pour plus fages, non , répondir Blanchebrune, vous m'infultez, mon cher coufin; j'avoue que leur fageffe feroit éprouvée, mais il ne s'enfuk pas que Ja mienne fuccombar a la même épreuve, Sc que je ne fuffe auffi fage qu'elles. Vous avez raifon , Sc j'ai rorr, répondit Titi.Mais vous, Bibi, vous ne ditesrien, pourfuivk-il;craindriez-vous 1'épreuve du fabot? Sire, dit-elle, de plus braves que moi pourroient la craindre. Voyons pourtant. En difant ceci, elle prit le fabot des mains de la prin-

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