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du Prince Titi. 151

veux pourrant point emporrer ces deux fabots > j'en donne un a la princefle de Blanchebrune 6c 1'autre a Bibi, comme un gage de leur vertu óc de mon amitié; que ces fabots ne fervent jamais pour éprouver (i on trouvera dans le mariage un bonheur durable. Qu'on ne s'unilfè que conformément aux loix du prince de Felicie, ou qu'on ne fe marie poinr quand on n'aura pas le courage «Têtre malheureux en fe mariant. Adieu. Un mot, dit Forteferre ? Celles que ces fabots rendent boiteufes, fouffrent-elles du mal, & reftent-elles toujours boiteufes? Elles ne fouffrent du mal que parl'opinion des autres, ou par les regrets qu'elles ont de boiter; mais elles boitent toute leur vie, répondit la fée. Un autre mot, dit Titi? Quand viendrez-vous nous revoir, grande fée? Quand vous y penferez le moins, répondir-elle; adieu, adieu, Titi, je vous remercie encore pour 1'Eveillé. Dans ce moment fes zéphirs 1'enlevèrent, & un petit nuage qu'on auroit dit n'être venu-la que pour elle, la déroba a la vue.

Forteferre n'étoit pas méfiant, ceux qui ont 1'ame grande ne le font gueres; mais il n'étoit pas crédule. Quelque confiance qu'il eut dans les paroles de Diamantine, il auroit été bien aife de faire 1'épreuve des fabots fur quelqu'un qu'ils euflent fait boiter. II avoit bien jugé au clin d'ceil de la fée, qu'il ne falloit pas les éprouver fur les

Kiv

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