Tekst
Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

do Prince Titi. 161 rsM*efé fi confidérable , &c qui convenoic fi biena un frère. Cela eft vrai, répondir-il; mais je fuis Ci heureux , que j'ai plus d'amis a récompenfer, que je n'ai de bien a donner; ainfi dès que j'en. ai, je fais oü le placer. Mon frère a une fouverameré , cela fufHt; pour être fouverain , deux ne fonr pas néceftaires. Après cette réponfe, Titi remit 1'envoyé entre les mains d'Abor, & écrivit a la reine mère. Le prince Fullfoi quitta le miftigri pour joindre Abor , qui avoit foin de bien régaler 1'envoyé. Celui-ci qui n'avoir pas , ou ofé, ou eu le tems de demander a Titi a qui fa majefté avoit donné le duché de Feilde, ne manquapas alors de fatisfaire fa curiofité. 11 parut extrêmement furpris quand il apprit que c'étoic au père de 1'Eveillé. Quoi! dit-il, au père de 1'Eveillé qui a été page ? Oui, dit le prince de. Fullfoi, qu'y a t-il Fa d'extraordinaire ? Les genulshommes ne font-ils pas du bois dont on fair les princes ? Oui , répondit 1'envoyé , comme les roturiers font du bois donr on fait les gentilshommes. Tout cela veut dire, reprit le prince de Fullfoi , que ces diftindions , lorfqu'on n'a égard qu'aux ntres , font des effets de 1'opinion & de la vanité ; mais vous m'avouerez qu'eu égard a la réalité de la chofe, la feule diftinction confidérable qu'il y ait entre les hommes , ne peut venir que du plus ou du moins de vertur TomeXXFUl L

Sluiten