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nu Prince Titi. iój

pouvoit aflez reconnoitre la vertu par d'autres moyens. Si tous les hommes vertueux devoient avoir des fouverainetés pour récompenfe de leur vertu , il n'y auroit pas aflez de fouverainerés a donner dans le monde. Je ne fais pas, répondit Abor: ce que je fais , c'eft que fi cela n'eft pas , cela devroit être ; il n'appartient qu'a la vertu de commander, un homme qui n'eft pas vertueux eft déplacé quand il eft fouverain , & fur ce pied la, il y en a beaucoup qui ne font pa? en place. L'envoyé fit enfuite plufieurs queftions au fujet de la petite maifon. Le prince de Fullfoi ne fit point difficulté de lui dire qu'une Fée 1'avoit ainfi revêtue , paree que la fille d'Abor l'avoit fouhaité. Enfin Abor allant chercher la réponfe de Titi, l'envoyé le pria de favoir fi le roi de Forteferre, & les princeffes vouloient bien permettre qu'il leur fut préfenté; ce que Forreferre refufa, & par conféqueut Gracilie: mais la princefle de Blanchebrune ayant été trouver Titi, obtint de lui qu'elle fit voir Bibi a l'envoyé de la reine mère. Cette princefle ayant donc quitté le miftigri, & prenant Bibi fous le bras , vint ainfi trouver l'envoyé. Elle lui dit qu'elle n'avoit pas voulu lui donner d'audience , mais qu'elle venoit a la fienne pour le charger de prcfentet fes très-humbles refpeéts a la reine mère , & de lui dire qu'elle fouhaiteroit de tout fon cceur

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