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pouvoir les lui rendre dans les lieux ou fa ma-# jefté avoit daigné les recevoir autrefois avec bonté. A la vue de la princelTe & de Bibi, l'envoyé avoit paru fi furpris & fi faifi d'admira¥ ion, que la princefle qui s'en étoit appercu , avoit fait une paufe avant que de lui parler, & quoique fon difcours fut court, & que l'envoyé n'ignorat pas le refpect qu'il lui devoit, il étoit fi frappé de Ia beauté de Bibi, qu'il détourna, malgré lui, deux fois les yeux fur elle, lorfque la princefle parloit. Je ne manquerai pas, madame, répondit-il, de m'acquitter des ordres de votre altefle féréniflime , Sc de dire a la reine mère que vous aviez avec vous la plus belle perfonne du monde. Si vous parlez de moi fi favoïablement \ dit Bibi, ajoutez-y, je vous fupplie, quelque chofe de mieux, c'eft qu'il n'y a perfonne qui fouhaite avec plus de paffion faire fa cour a. la reine , Sc mériter 1'honneur de lui plaire? L'envoyé aflura qu'il n'y manqueroir point, Sc qu'il rapporteroir bientót la réponfe. La princefle de Blanchebrune Sc Bibi retournèrent au? prés dg Titi, lui rendre compte de ce qui venoit de fe pafler. 11 écoutoit avec un plaifir extréme le récit que Blanchebrune lui faifoit de 1'étonnement Sc de 1'admirarion de l'envoyé. Ce qu'il dira de votre beauté , ma chère Bibi , répondit Titi, juftifierale choix dont on apprendra bientót

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