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» u Princï Titi. 171

* même impoflibles , 8c qui ne laiflent pas que » d'arriver. Ii n'y a de vrai que cette règle ; c'eft »> que le plus sür eft de ne point s'expofer au *» hafard, aux hafards mêmes qu'on ne peut pré» voir, & ils font fans nombte. Vous ponflezla » chofe un peu loin, dit Titi ; il faut bien un »> peu rifquer dans la vie. Oui, répondit B'ans> chebrune , la vie même , mais jamais 1'honj> neur , & vous même vous ne Je feriez pas. >? Nous verrons cela une autre fois , répondit Titi j maintenant, belles dames, laiflezmoi finir quelques dépêches; & revenez , je vous prie, feules dans un bon quart d'heure. J'ai a entretenir ma chère coufine de quelque chofe d'importanr.

La princefle & Bibi fe retirèrent, 8c revinrent ainfi que Titi 1'avoit fouhaité. L'arfaire dont il s'agifloit regardoit Forteferre & Blanchebrune. Le roi de Forteferre, dir Titi a la princefle, vous aflure qu'il veut trés - fincérement partager fon rröne avec vous. II ne veut devoir votre main qua votre cceur. Depuis le tems que vous Ie connoilFez, vous devez favoir fi vous êtes capable de 1'aimer ou non. Que dois je lui répondre? fire , dit la princelFe, ce n'eft pas a moi, c'eft a votre majefté a difpofer de moi-, mais comme je voi* qu'elle veut bien me laiiFer a ma difpofition, j'aurai 1'honneur de lui dire ; que je fuis extrêmement fenfible au choix dont le roi de Forteferre

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