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m'honore. J'efpère que vous me cr-oyez aflez d'élévation dans les fentimens, pour être touchée des qualités héroïques de ce grand prince, & pour être perfuadée qu'excepté vous, mon cher coufin, je le préférerois a tous les princes du monde, s'il dépendoit de moi de choifir. Mais, fire, je ne puis fohger a m'éloigner de vous; je ne veux pas priver de la couronne la princefle Gracilie; je crains 1'humeur un peu trop violente du roi de Forreferre, c'eft fon feul défaut, mais il eft grand ; & pour tout dire, je crains le malheur de ne pas toujours lui plaire. Titi fit connoitre a la princefle, qu-'entre les meilleurs amis, le plaifir de fe voir devoit toujours céder a ce qui étoit pour le mieux, felon 1'état & les circonftances oü ils pouvoient fe trouver. Que quoiqu'il füt plus jeune que Forreferre, on mouroit a tout age; & que dans 1'incertitude des événemens, Blanchebrune érant fur le tróne, n'auroit nonfeulement rien a craindre pour elle, mais qu'elle deviendroit encore la protecFrice de Bibi, d'Abor, du prince de Felicie & de tous leurs amis communs. Que quoiqu'il comptat parfaitement fur 1'amitié &c fur la générofité de Forteferre , cette alliance feroit un nouveau nceud au lien de 1'amitié qui les unilfoit déja, & un nouveau fujet de confiance. Qu'il favoit que la princefle Gracilie ne fouhaitoit rien avec plus d'ardeur; & qu'au

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