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I74 His'Toiré

Hit la princefle, puis-je m'aflurer que la fée me le confetvera? Vous favez que, quand ori change d'état, on perd les dons qu'elle a faits.- II faudra, répondit T'ti, laptier de vous lé contiriuer, j'efpère qu'ellé le fera. Car aü fond, c'eft pour le mariage que ce don eft plus nécelfaire, que pour tout autre état de la vie. Je dis pour le mariage, 8c je dis même qu'il feroit aufli nécelfaire aux hommes qu'aux femmes, 8c quelquefois plus. Mais la nature en a ordonné aurrement, 8c on ne trouve guères de fées qui puiffent 1'accorder. Hélas! fe récria Blanchebrune, j'ai oüi dire qu'il y avoit des hommes li bifarres, que malgré ce don merveilieux^ il leur fufHroit de favoir qua celle qui s'en ferviroit feroit leur femme, pour n'y être pas fenfibles, ils auroient encore recours a 1'inconftance. Cela fe pourroit bien, répondit Titi; de quoi 1'imagiiïation déréglée n'eft-elle pas capable? Cependant cela n'empêche pas que votte don ne foit bien merveilieux. Si la fée m'en accorde la continuatiort, reprit la princefle, &t que je devienne 1 epoufe du roi de Forteferre, ne pourrois-je pas prier Diamantine de me permettre de dire a ce prince le don qu'elle m'aura fait. Je le voudrois, répondit Titi, car il me femble que* quelque chofe que ce foit, une femme ne devroit rien avoir de caché pour fon mari, ni fon mari pour elle. Mais vous trouveriez peut-être

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