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t> ü Prince Titi. i7j des gens qui diroient que PefFet du don feroit plus fufprenant, & même plus touchant pour le man, s'il ignoroit qu'on Feut recu. Cependant, ajouta Blanchebrune, on feroit plus affurée dë plaire a fon époux en ayant précifément lage qu'il voudroit qu'on eut, que d'aVoir celui qu'ort choifiroit foi-même. Cela eft vrai, ma chère coufine, reprit Titi; mais fi je ne me trompe, cela n'eft pas bien difHcile a deviner, lage qu'on doit avoir dépend des circonftances. Il y en a ou une femme feroit bien d'être toujours entre quatorze 8c quinze, le refte du tems entre quarante & cinquante. Quoi qu'il en foit, ma chère coufine, ne dites rien fans la permiffion de la fée. Maïs ditesmoi précifément ce que vous vonlez que je réponde au roi de Forreferre? Tout ce que j'ai dit en infttuit aflez votre majefté, répondir Blanchebrune, je fens parfaitement que je ne puis faire un choix plus glorieux. Je fuis combatue par la peine de me féparer de vous, & intimidée par Ia crainte de 1'avenir. Ce que votre majefté a remarv qué, ne me raflure que foiblemenr. Alfurez, je vous fupplie, le roi de Forteferre que je reflTens parfaitement 1'honneur qu'il me fait; que je connois trop routes fes vertus pour ne pas I'honorer & I'aimer parfaitement, fi j'ai 1'honneur dette £ lui; mais que je Ie prie de prendre encore, &rpour lui & pour moi, un an de réftexion. Un an de

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