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Histoirb réflexion, c'eft beaucoup pour un prince (1 vif, reprit Titi. On diroit, ma chère coufine, que vous voulez faire 1'amour comme une bourgeoife. Cela eft vrai, répondit la princefle, mais je veux voir 1'effet que ptoduira le gobelet de la fée, les réflexions que la princefle Gracilie pourra faire; & vous ferez peut-être furpris, après cela, qu'avec la continuation du don de la fée, fi elle me 1'accorde, je ne veuilie époufer le roi de Forteferre, qu'aux condirions des loix de Felicie. Ce fera votre affaire, répondit Titi, ces condirions la ne doivent point empècher un mariage, puifqu'elles n'empcchent point de continuer dans 1'engagement qu'on a pris quand on s'y ttouve heureux. Je ne doute pas que le gobelet, & plus encore l'enyie de vous plaire, ne faffënt leur effen, Sc que les fentimens de la princeffe Gracilie ne foient toujours les mêmes. Ainfi, madame, je vous tiens déja pour reine, fi le roi de Forteferre peut attendre. S'il ne lepeut, reprit Blanchebrune, il n'aura donc qu'une idéé bien médiocre du choix qu'il fait, je ne le devrois qu'a 1'humeur ou qu'au hafard, ce qui ne feroit point du tout de mon geut; car je veux bien que vous fachiez, mon cher coufin, pourfuivit-elle, que fi j'époufe le roi de Forteferre, je veux aimer fa perfonne plus que fa couronne, Sc que je veux pourtant que ma tendreffe extreme ne foit qu'un retour qui la fou-

tienne

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