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du Prince Titi." itt

par la nature. Cependant quelqu'applaudilfèment qu'on donnar au deffein de Bibi, elle voulut encore y travailler pour le perfectionner , dit elle, fur ceux de la princefFe Gracilie & de la pnncefTe de Blanchebrune. Titi s'en rapporta Cnrièremenr a elle, & il fut réfolu que ce qu'elle feroit feroit exécuté.

Les propriéraires des terres fe rendirent au jour marqué. Abor commenca par leur faire fervir un bon déjeuner fur des rables qu'on avoit drelfées dans la cour. II s'y ffi.it avec eux; il leur dit le deffein du roi, & les pria de vouloir bier» Vendre a fa majefté les terres dont elle avoit befoin. Vous favez, dit-il, que le prix n'eft que depuis huit eens jufques a mille ginguets d'argent 1'arpent, fa majefté vous en fera payer douze eens. Pourquoi, dit l'un d'eux, faut-il qu'un bon roi qui eft notre maitre , paie plus cher qu'un aurre ? Cela n'eft pas jufte; croit-il que nous ne 1'aimous pas aflez pour ne vouloir pas rien gagner fur lui ? II a raifon , dit un autre ; voyez vous, monfieur Abor , nous ne fommes pas devenns de fi grands feigneurs que vous; car on dit que vous allez maintenant en carofle, &C que vous êtes un favori du roi; mais avec vorre

permifiion , nous ne 1'aimons pas moins, Sc nous

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ne voulcns pas qu'il puilie croiré que nous ne

lui donnons hos terres que paree qu'il les paie

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