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plus qu'elles ne valent. II eft le makte, & nou* n'en voulons pas davantage qu'elles nous ont coüté. Moi, dit un rróifième , fi on m'en croit,. nous les donnerons pour rien. Allez , allez , il eft fi bon, le bon roi, & fi généreux , qu'il nous les paiera bien au doublé & au tripte. Mefiieurs ,. dk Abor, le roi croit qu'il eft jufte de vous payer les rerres qu'il demande, un peu plus que leur valeur ordinaire , non pour vous payer du plaifir que vous lui ferez, mais pour vous dé. dommager du dérangement que cela peut vous caufer. Au refte , je lui rendrai un bon compre de 1'affection que vous avez pour lui , & je fuis. fur qu'il y fera très-fenfible , car il eft fi bon roi „ que rienne lui fait plus de plaifir que 1'amour de fes fujets.

Abor s'occupa tout le jour a faire dreffer les adt.es nécelfaires pour la veate de ces terres. Tandis que les uns buvoient, les autres venoient pafter leurs contrats & recevoir en billets payables a vue fur le tréforier du roi, les fommes qu'ils devoient toucher; ils retournoienr boire enfuite.

Un feul qui auroit du aller comme les autres,. avoit fait enforte de refter le dernier, & lorfqu'on s'apprêtok a drefter fon conrrar de venre ainfi qu'on avoit fait ceux des autres , il pnt Abor en particulier , & lui dit : Vous affurez ,

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